Stages et ateliers d'écriture

Juin 2013
VIE DE L'ASSOCIATION
Provence
A Venelles
Merci pour le don fait par le partage des expériences vécues. Encourageant, car c’est la vraie vie une fois le miroir aux illusions brisé.
Geneviève
Les problèmes humains, l'expérimentation de l'existence dans tous ses aspects, vus avec lucidité, sont une porte ouverte sur l'intérieur et l'élargissement de la conscience.
Corinne
Je vois une petite fille qui, pour se faire aimer, acceptait tout, même ce qu'elle ne pouvait pas faire. Elle ne se révoltait jamais, elle disait toujours oui, elle prenait même les responsabilités des grands. Elle se faisait du mal. Son corps n'était pas encore formé qu'elle s'attelait à des travaux de force.
Je prends cette petite fille dans mes bras pour lui dire que je l'aime et qu'elle n'a plus à subir les bêtises des autres. Elle est libre. Merci de me l'avoir fait comprendre.
Anne-Marie
Les fantômes du passé s’effacent sur le tableau de mon mental.
La liberté, c’est veiller à laisser vide le tableau du mental à chaque instant pour que le souffle de vie pénètre et habite mon cœur.
Sophie
Merci pour ces témoignages de femmes où l’on voit qu’hommes et femmes sont victimes d’une façon de penser erronée, mais qui montrent que ces expériences de vie conduisent à la dignité et à la libération.
Monique
Renaissance, émerveillement, confiance et solidité.
Heureuses les personnes qui ont cette flamme dans leur jardin secret.
Heureuse d’alimenter ma flamme à vos côtés.
Quel grand bonheur de vous avoir rencontrées.
Merci à vous pour votre écoute bienveillante.
Un grand merci Alia pour ces moments privilégiés.
Danielle
Les prochains ateliers à Venelles se dérouleront en après-midi : le samedi 1er ou le dimanche 2 juin 2013 de 15h00 à 18h00. Pour des Ateliers individuels, il est possible de prendre rendez-vous en appelant le 07 81 21 75 21.
A la Maison d’Arrêt d’Aix-Luynes
Le Traces de ce mois-ci est consacré aux textes écrits par les jeunes majeurs qui ont participé aux ateliers d’écriture au sein de la Maison d’arrêt.
COMPTE-RENDU DE L’ANIMATRICE
J’ai animé ces ateliers au sein de la Maison d’arrêt de Luynes comme je le fais habituellement, sans tenir compte du statut social des participants, en m’adressant non pas au citoyen mais à l’être humain.
Le constat est le même en prison et en « liberté » : c’est l’erreur d’identification qui éloigne les hommes et les femmes de leur source d’inspiration et brouille le sens de leur existence.
Ces jeunes majeurs se retrouvent en détention car ils ont été éduqués dans une société dont le but premier et ultime reste la consommation et peu importe les moyens pour y accéder. Un arrivisme effréné habite notre société, et engendre des modèles qu’imitent naturellement des êtres immatures et souvent sans avenir social.
Leur absence de référence les amène à prendre pour exemple des personnalités qui occupent la scène du monde. Le résultat ne peut que les éloigner inexorablement de ce qui aurait pu les motiver s’ils avaient reçu une éducation leur laissant le choix entre vivre comme un zombi habillé de vêtements griffés ou cultiver son humanité pour devenir un homme ou une femme qui ait une place et un rôle à jouer dans la société. Les vêtements griffés que portent ces jeunes sont l’uniforme qui leur donne l’illusion d’une identité. C’est là le signe extérieur qui camoufle la détresse que ressentent la plupart des personnes ainsi acculturées.
Ces ateliers leur ont permis de prendre conscience de leurs contradictions, de leur absence de confiance en eux-mêmes, de leur manque de maturité et ont éveillé leur envie de devenir plus responsables. Ils ont souvent manifesté leur accablement face à la fatalité de leurs conditions sociales et leur crainte de manquer de moyens intellectuels et matériels ainsi que de force psychologique pour sortir du labyrinthe que constitue leur existence.
De leurs écrits et de leurs échanges ressort en permanence la soif de découvrir la clef qui ouvre la porte à une juste approche de l’existence dont tout être humain a besoin pour accomplir le sens de sa présence sur terre.
A la Maison d’arrêt de Luynes, j’ai rencontré de jeunes êtres qui portent, enfouis au fond d’eux-mêmes, des trésors d’humanité encore inexplorés.
Alia
Limousin-Auvergne
Paysage limousin
A Marlanges
Deux stages étaient organisés pendant les vacances de Pâques en Creuse. Le premier, pour les adultes, s’est déroulé du samedi 20 au lundi 22 avril inclus, en présence de 16 participants.
Je respire bien lorsque le souffle de la Vie me traverse et m’inspire, je m’asphyxie et meurs à petit feu lorsque mon inconscience fait barrage. J’aime l’aventure de la Vie, je vous remercie pour ces moments de partage.
Clotilde
Ce stage a révélé que je vis un peu par procuration. A savoir que j’ai du mal à être moi-même dans toutes les circonstances de la vie. Je croyais m’être débarrassé du phénomène de la comparaison. Mon besoin d’autonomie en est ressorti encore plus fort qu’auparavant.
Fabrice
Atelier à Marlanges
Merci pour cette journée de partage, de bienveillance qui a accompagné avec bonheur ce voyage intérieur.
Colette
Tout est là tout le temps. On n’invente rien, on fait juste le choix de regarder là ou là, de s’ouvrir ou de se fermer… Merci pour l’alchimie de cette rencontre qui, tel un kaléidoscope, me permet de tout redécouvrir d’un œil neuf.
Catherine F
Promenade autour de Marlanges
Ce qui m'apparaît le plus important, c'est d'être en paix avec tous les êtres vivants, ici bien sûr mais à l'extérieur aussi. Tout commence par la paix en soi ; après, tout est possible.
Serge
Ce stage laisse une trace dans mon cœur car j’ai pu ressentir une paix profonde, un relâchement des tensions mentales que je ne connais pas si souvent dans mon quotidien, ni si profondément…
Carmen
Je voulais dire merci à Alia et merci à vous tous de m’avoir accueillie… Je vais emporter : l’apprentissage à me poser, à ralentir mon rythme, à continuer ma recherche, le souvenir d’une ambiance chaleureuse, une ambiance d’accueil, d’écoute, et surtout de respect subtilement induite par Alia et gagnée par tout le groupe.
Lorsque je randonne en montagne, c’est toujours un bonheur de trouver sur mon chemin un petit tas de pierre appelé cairn. Celui-ci ne me donne pas le plan de mon parcours mais il m’indique que je suis sur la bonne voie, et je ne manque pas de déposer une pierre, ma pierre, parmi les autres. Je perçois Marlanges un peu comme un cairn sur la montagne et j’inviterai mes amis randonneurs à venir à leur tour poser leur pierre sur ce chemin bienveillant.
Danielle
En ce moment, je suis plus consciente de la programmation du monde en moi, et donc plus consciente du besoin que j’ai de ce travail… Me vivre comme un instrument à accorder sans cesse. Pour que la musique soit juste et harmonieuse.
Blandine
… La cacophonie s’est tue en moi.
Je découvre une nouvelle profondeur au silence.
Gratitude.
Martine
Ce soir je me sens plus moi-même, plus légère.
La voix d’Alia s’élève, et c’est comme une échelle qui se dresse jusqu’au ciel. Je monte les barreaux un à un, et me voilà avec vous dans le firmament, un panier sous le bras pour cueillir les étoiles. En voici quelques-unes avec lesquelles je repars : vigilance par rapport à la peur du qu’en-dira-t-on et au relâchement après l’effort. Ecoute ton intuition et n’imite pas ce qui se fait.
Lucie (17 ans)
En partant de cet atelier, j'emporterais – et sans hésitation – : la joie profonde de vivre, la gratitude pour tout ce qui m'est offert et la lucidité pour ne plus confondre mes véhicules d'expression avec ce que je suis profondément.
Hervé
Pour la première fois, les jeudi 25 et vendredi 26 avril était organisé un stage pour "enfants, jeunes et adultes" en présence de treize participants de divers horizons (collégiens, lycéens, étudiants, professeur, infirmière, charpentier…).
Un très beau stage "multi-générationnel" organisé autour de l’écriture, du théâtre et du dessin.
Bien à l'intérieur avec le feu qui crépite et réchauffe mon âme.
Océane (14 ans)
C'était un bon stage.
Nicolas (10 ans)
Impression d’être un cavalier. Mon cheval est fougueux, il aimerait bien se faire la belle. Il tente de m’entraîner. A moi de choisir si je le laisse faire ou si c’est moi qui le fait avancer. Aujourd’hui j’ai choisi que mon cheval avancera quand je le talonnerai.
Ce choix est à faire à chaque instant et, pour l’instant, j’ai choisi.
C’est chouette de partager un atelier entre jeunes et pas jeunes, ça fait une autre énergie.
Emma (14 ans)
Un stage très agréable. Partie théâtre très complémentaire de l'atelier d'écriture qui a permis d'enclencher l'unité. Un mélange harmonieux.
Rosita
Je me sens mieux qu’au début… C’est bien aussi lorsqu’on n’est pas qu'entre jeunes.
Benjamin (14 ans)
Depuis longtemps maintenant, j’écris des mots qui sonnent fort, mais qui ne veulent rien dire. Les mots n’ont de sens que s’ils sont vécus.
Gabriel
Je me suis longtemps imaginé vagabond ; il doit finir ce temps-là. On ne fait rien avec une âme errante et des pensées ambulantes, on erre, c’est tout.
Jehan
… Dedans, au centre. Ça chauffe fort et ça fait plein de lumière. Je me suis imprégné de tout un tas de choses aujourd'hui. Je me sens plein de tout ça, et j'ai besoin de temps pour digérer et savourer…
Loïc
Ce qui m’est venu : je dois être vigilante à ma réactivité.
Lorsque j’ai peur de ne pas être écoutée, quand je suis fatiguée, avec des personnes avec qui j’ai du mal à dialoguer… Je me sens bouillonner à l’intérieur et mes mots sortent sans contrôle. Dans ces moments-là, je dois prendre le temps de laisser descendre avant de dire ce que j’ai à dire.
Mis à part ce point, je me sens bien !
Coline
Pour tous les ateliers et les stages . . . . . . .

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